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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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UN PETIT TOUR A LALITPUR (7.09.2011).


UN PETIT TOUR

 

À LALITPUR


(PATAN)

 

 


1

 

 

UNE JOURNÉE DÉJA LONGUE

 

 

 

Après la visite de Swayambhunath le matin, nous marchons jusqu'à Katmandou (Freak street), où nous déjeunons.

Nouveau départ pour Patan sous la chaleur de l'après-midi.

Sur Ganeshman Singh Marg, avenue bruyante et polluée, le parcours devient moins agréable...

 

 

Anastasia ne trouve pas ses repères. Pourtant elle prend souvent cette route pour aller et venir entre Patan et Katmandou.

À gauche, l'avenue descend vers la rivière. Impossible de se tromper.

-"Ce n'est pas à droite ! Nastia, c'est une question de logique ! La Bagmati et le pont vers Patan ne peuvent être qu'à gauche. On ne monte jamais une route vers un fleuve !"

 

 

-"Peut-être... Je n'ai pas ta logique. Je suis une femme... Je croyais que c'était à droite..."

-"Je ne suis jamais venu ici. Mais la logique est la meilleure des boussoles. Pour un homme comme pour une femme. Tu verras, la Bagmati se trouve quelque part dans cette direction !" 

 

 

Sur cette avenue, j'échoue à repérer l'Alliance Française.

En discutant, ce n'est guère commode.

Je la trouverai deux jours plus tard, accompagné par Réjane, une professeur de français, fraîchement débarquée à Katmandou. 

 

 

Au carrefour de Tripureshwor, le Stade national occupe une grande parcelle au nord.

Nous continuons sur Tripura Path vers la rivière.  

Nastia achète une bouteille d'eau fraîche. Un excellent carburant avant d'aborder la montée vers Patan sous le soleil. 

 

 

La Bagmati est toute proche.

À droite, une place accueille Tripura Bundari.

C'est un grand temple hindou tout blanc. Un mélange de styles lui donne des airs indiens, voire moghols.

De grands dragons dorés sont perchés sur le toit.

Nous quittons le trottoir poussiéreux et bruyant pour nous reposer dans la cour du temple.

 

 

 

2



WELCOME IN LALITPUR

 

 

 

Traversée du pont sur la Bagmati.

La rivière est plus large et beaucoup moins polluée que la Vishnumati...

Au bout du pont, une grande inscription accueille les arrivant :

"WELCOME IN LALITPUR"

 

 

Nous montons l'avenue vers le centre de Patan :

-"Comment as-tu trouvé ton appartement de Patan ?"

-"Mon ami népalais m'a envoyé des liens immobiliers. De Moscou, j'ai trouvé par internet cet appartement pour trois mois. Avant mon départ, j'ai payé le premier mois. Ici, je continue à payer les deux mois restant."

Nous passons d'ailleurs devant cet appartement, situé près de l'hôtel Himalaya.

 

 

Évitant Patan Gate et son péage pour touristes, nous descendons Pulchowk vers le centre de Patan.

Soudain, un homme nous interpelle. Je crois à un passant xénophile. Erreur, c'est le gardien d'un péage touristique qui réclame notre ticket !

Il a traversé la rue pour cela...

-"Nous habitons ici. Nous n'avons pas de ticket. Nous avons un appartement à Patan !"

L'homme nous dévisage. Et nous laisse repartir.

Welcome in Lalitpur !

 

 

En approchant du centre, je repère une cour et j'y entraîne Nastia :

-"I can't resist !"

Le temple est fermé mais sa façade est intéressante, décorée de sculptures de pierre, de bronze et de bois.

Pieds nus, je vais et viens, salue deux vieillards qui observent mes déambulations.

Nous nous reposons après la montée vers Patan, avec le silence comme complice. Une fontaine nous rafraîchit.  

 

 

À l'entrée de Durbar Square, nous passons devant le Krishna Temple de pierre. Plus loin, le Krishna Mandir lui ressemble, avec une taille supérieure.

Nous nous asseyons sur un muret près du palais royal.

La métaphysique s'invite sans crier gare.

Qu'est-ce que le temps ? Qu'est-ce que l'amour ?

 

 

Des hommes en tenue traditionnelle vont et viennent.

Je pense au "Sage de Swayambhunath", rencontré le matin

-"J'aime les vieux ! Ils sont une preuve vivante de la durée humaine." Quelques secondes après ma déclaration d'amour, un vieil homme nous aborde.   

En silence mais par gestes, il demande à manger.

Je me tourne vers Nastia :

-"Il semble avoir faim. Pourquoi ne pas aller dans une dhabba pour lui acheter à manger ? Nous pourrions aussi boire quelque chose."

 

 

Nastia me regarde avec un air de complet désaccord.

Surpris, je m'apprête à lui demander ses raisons.

Mais le mendiant est physionomiste. Ayant tout compris d'un regard, il nous quitte avec dignité.

Je ne dis rien. Mais je ne comprends pas le refus de Nastia.

"Never complain, never explain". 

 

 

Traversée de Durbar Square.

Un spectacle humain de beauté, que ce soit à Patan, à Katmandou ou à Bhaktapur.

Les gens sont perchés sur les terrasses des temples à triple toits.

Une des meilleures activités qui soit.

Qui ne sait perdre son temps au spectacle de la rue devrait faire une pause dans sa vie.


 

Prendre mon sac à Katmandou, trouver une chambre à proximité.

Et venir ici avant six heures du matin, parfumer sa journée entière de beauté.

 

 

Des bandes de tissus rouges à liséré doré ourlent chaque toit des temples. Le vent en fait des drapeaux qui palpitent.

Si bien que ces masses de pierres et de briques respirent comme des êtres vivants.

Le premier qui eut l'idée de ces bandes rouges aimait les femmes.

Et la longue chevelure des femmes, qui ondule sous le vent.

 

 

Nous quittons Durbar Square.

Nastia m'entraîne par une rue squattée par les échoppes pour touristes. Pour un petit tour du vieux Patan.

Plusieurs places ressemblent à mes découvertes dans le vieux Katmandou. 

 

 

Devant un petit temple, elle me demande de la photographier avec son appareil. Je l'ai souvent fait à Katmandou et à Swayambhunath.

Cette fois, je m'insurge :

-"Mais je ne suis pas photographe ! En voyage, j'ai peu de photo de moi. Je préfère photographier les autres."

-"C'est pour ma mère. Pour qu'elle voit où je suis passée."

Son cordon ombilical la démange...

 


De retour vers Durbar Square en discutant, nous sommes stoppés par une gardienne de péage.

-"Avez-vous un ticket ?"

Nastia et moi répondons en même temps. Ou plutôt à tour de rôle, avançant des éléments de notre argumentaire.

Nous commençons à être rodés !

 

 

-"Nous n'avons pas de tickets car nous n'en avons pas besoin. Nous ne sommes pas des touristes. Nous vivons ici à Patan, etc."

-"vous n'êtes pas des touristes ? Mais vous avez un plan de Katmandou dans votre poche !"

-"J'aime les plans et les cartes ! Nous occupons un appartement à Patan. Nous passons ici souvent. Impossible de montrer un ticket à chaque fois !"

-"vous ne pouvez passer sans ticket. Vous vivez dans un appartement de Patan ?"

-"Oui, nous y habitons pour trois mois. Pouvons-nous passer ?" 

 

 

Finissons-en. Cette teigne est imperméable à la discussion :

-"Si vous le souhaitez, nous pouvons prendre ce chemin ! Nous reviendrons plus tard à Durbar Square... Et vous serez satisfaite !"

Un flottement dans l'air s'installe...

Je sens que nous pourrions continuer directement vers Durbar Square. Mais je n'en ai cure. J'entraîne Nastia vers la ruelle de dégagement...

 

 

 

 

3



TROIS PETITS TOURS...

 

 

 

Petit tour du pâté de maisons.

En deux minutes, nous sommes de retour sur Durbar Square.

Cette femme de la police touristique manque d'intelligence.

Nous nous perchons en haut du Krishna Mandir.

 

 

Plus bas, des gamins s'amusent sur l'esplanade.

Une femme policière les disperse.

Ils ne faisaient rien de mal.

Doit-on interdire aux enfants de jouer ?

 

 

Un Népalais nous interrompt, questionne en anglais :

-"Where are you coming from ? From Norway ? Do you speak langage from Norway ?

Quelle idée bizarre.

Nastia et moi discutions comme toujours en anglais.

Mais ce Népalais a besoin de nous croire Norvégiens...

 

 

Plus tard, Nastia me guide vers sa place préférée, à travers le vieux Patan, en direction de Patan Gate.

Elle s'assied souvent sur un banc ou dans l'herbe pour lire.

Un petit temple est construit au centre.

 

 

D'un côté, un bassin vide accueille une fontaine.

De l'autre, un jardin plein d'herbes offre un paradis pour les enfants. Leurs mères peuvent les laisser jouer en sécurité, à l'intérieur d'un enclos.

Au fond de la place, un grand Nandi trône sous un kiosque.

C'est rare de voir le taureau de Shiva aussi loin de son maître. 

 

 

L'après-midi décline.

Nastia me guide vers son appartement, situé à l'extérieur de l'enceinte de la vieille-ville.

Nous arrivons sur la place de Patan Gate.

La guérite de péage pour les tickets est déja fermée.

 

 

-"Mes amis envient mon séjour au Népal. Eux travaillent et moi je suis toujours en congé. J'envoie des articles, on me paye. Et j'arrive à vivre à ma façon."

-"Avec peu d'argent, on peut vivre simplement. Qui vit pour l'argent reçoit ce qu'il mérite... Être esclave de l'argent n'est pas une situation d'avenir."

 

 

Rester ou ne pas rester ?

La nuit tombera dans moins de dix minutes.

Je décide impulsivement de quitter Patan.

Et de prendre un bus pour le retour.

J'ai suffisamment marché pour aujourd'hui...

 

 

Des passagers grimpent dans un bus, dont le moteur tourne.

-"Je prends ce bus pour Katmandou, Nastia ! A bientôt sur internet. Et tu avais raison. Nous sommes chanceux de séjourner au Népal. Et de vivre à notre guise. Selon nos idées les plus essentielles."

 

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 15:22, le 9/09/2011 dans G73. PETIT TOUR a LALITPUR, Lalitpur
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