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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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A YENGAL (Katmandou, 26.08.2011).

 

À YENGAL

(Katmandou)

 

 

 

 1

 

 

Un après-midi, j'ai besoin de décompresser après une matinée de travail.

Je m'enfonce au petit bonheur dans Yengal. Cherchant les ruelles, l'ombre et la tranquillité.

Le corps marche, l'esprit s'envole dans l'allégresse.

 

 

Je traverse une, deux, puis une troisième cour.

Dans le fond, des enfants jouent sur le seuil d'une maison.

Au centre trône l'oratoire bouddhiste habituel.

J'aimerais leur faire raconter, à tous ces oratoires et stupas des cours de Katmandou, ce qu'ils ont vus et entendus ces derniers temps.

Cela nécessiterait de nombreuses veillées et nuitées, adossé à une margelle ou à un mur. Les Mille et Une Nuits de Katmandou.

Et qui tiendrait la Plume ? 

 

Un garçon s'approche, m'interroge en népali.

Je fais signe que je ne comprends pas.

- "Can you speak english ?"

Une fillette répète après moi : "Can you speak english ?"

Nous éclatons de rire et je les accompagne sur leur seuil.

 

A trois, ils reprennent une partie d'osselets, avec cinq cailloux.

Aussitôt, je m'insère dans le jeu, accroupi sur une marche. Une position incommode, je rate d'entrée mon premier essai.

Tous éclatent de rire, réjouis de cet échec.

Je ne serai pas un rival dangereux...

 

Nous sommes quatre joueurs.

Sur le seuil, un garçon triche très vite pour ne pas se laisser distancer.

Une fillette habile, la meilleure du groupe, enchaîne avec aisance les jeux, assise sur une marche. Un caillou, deux cailloux, trois cailloux...

L'autre garçon ne sait pas jouer, rate tout ce qu'il tente.

Quand un joueur perd, les autres manifestent leur joie.

L'excitation devient générale. 

 

Peu à peu, je m'améliore.

Saisir les petits cailloux, les envoyer en l'air, les rattraper au vol m'amuse. Je retrouve un plaisir oublié.

La fillette me montre l'enchaînement des jeux et nous prenons de l'avance. Je favorise mon voisin, qui ne sait pas jouer Je lui redonne les cailloux pour qu'il s'entraîne, après chaque échec.

 

Une gamine plus jeune perturbe nos parties. Elle se jette sur les cailloux, met ses mains partout. Je redoute qu'elle en avale un.

Une jeune fille la prend dans ses bras. Mais la gamine refuse de quitter un jeu si intéressant. On lui donne alors de minuscules cailloux, pour qu'elle les manipule. Ce qui la calme.

 

Je donne systématiquement une deuxième chance à mon voisin pour qu'il progresse. Le pauvre n'est vraiment pas doué.

L'autre garçon l'accepte, mais il continue à sauter des jeux pour nous rattrapper. La brunette experte ne se gêne pas pour le qualifier de tricheur !

 

Après les quatre cailloux, il y a l'arc de Triomphe, la tour Eiffel, le petit pont, la grotte...

La jeune fille, revenue d'une course, nous donne à tous une mini glace à l'eau. Redoublement de contentement.

Des gouttes sucrées tombent un peu partout, les doigts deviennent collants. Notre jeu se ralentit un peu. Mais reprend de plus belle des que les bâtonnets volent ça et là.

 

L'arc de Triomphe, la tour Eiffel et le petit pont me plaisent.

Et rattrapper d'un coup de poignet tous les cailloux jetés en l'air est une activité hautement recommandable.

La jeune fille vient de temps en temps aux nouvelles.

Une mère de famille nous regarde, sourie de nos facéties et retourne chez elle.

 

Je deviens de plus en plus agile.

Je pourrais distancer la fillette, mais je ne le souhaite pas.

Son anglais est inexistant. Elle me parle népali, je lui réponds en anglais. Nous nous comprenons parfaitement.

 

Qui me propose de les photographier ?

Je l'ignore encore. Un des garçons sans doute.

Nous nous levons pour commencer la séance.

S'asseoir sur les marches semble idéal. Mais la jeune fille et la fillette s'enfuient. Les deux garçons et la gamine réclament une photo !

Je retiens les volontaires.

 

La gamine fait des grimaces, mime un singe. Les autres rivalisent de clowneries. Quand je montre les images sur l'écran, tous approuvent et en redemandent.  

Au moment où les effarouchées se rapprochent pour participer à la kermesse, ma batterie me lâche.

 

Depuis quelques jours, ce genre de soucis se multiplient.

Je retrouve dans mon sac un beignet, que je remets cérémonieusement à la gamine :

- "Honneur au plus beau des singes !"

Dommage que je ne possède, ni beignets supplémentaires, ni régime de bananes.

Je salue tout le monde et je promets de repasser un jour prochain.

 

 

  2

 

 

Le passage sous plusieurs maisons est parfait.

Régulièrement, je me cogne la tête par inattention. Ou parce que je la redresse trop vite.

Je retrouve une rue plus importante.

A deux pas, je m'engouffre dans une ruelle, qui débouche sur une cour.

 

Je tombe sur deux Népalais, plutôt désoeuvrés.

D'autres arrivent, me saluent, repartent le plus souvent en moto.

Après les présentations, la conversation s'oriente sur la politique au Népal. Les maoïstes, le rôle de l'ancien roi, la démocratie installée depuis 12 ans. La situation depuis la fin de la guerre civile.

 

Ils insistent sur la corruption et la faible qualité du personnel politique. Le manque de vision pour créer une nation, mener une politique pour tous les citoyens.

Le Népal n'est pas encore une nation. Les groupes ethniques tirent à  hue et à dia...

Un des Népalais défend d'ailleurs les Newars avec fougue : Les Newars ont une véritable culture.

C'est un excellent modèle pour le pays... 


Le rôle des castes est aussi important qu'en Inde.

Cela va à l'encontre de l'égalité pour tous, proclamée à longueur de discours. Une égalité de façade, car beaucoup d'hommes politiques et de partis défendent en priorité les riches.

 

Leurs critiques pleuvent contre les gouvernements indiens :

1. Dans les années 1950, de mauvais traîtés ont accordé des territoires de langue népalaise à l'Inde : district de Darjeeling, Sikim, Nagaland...

2. Trois millions d'Indiens ont été admis à vivre au Népal. Ils possèdent la double nationalité. C'est une faiblesse du gouvernement népalais vis à vis du voisin trop puissant... Le roi a toujours refusé ce genre de marché.

3. L'Inde s'ingère dans les affaires intérieures du Népal. Les frontières sont poreuses. Les Népalais n'ont pas besoin de passeport pour se rendre en Inde. Une main d'oeuvre bon marché et docile...

 

Les trois amis veulent me montrer le plus ancien temple de la ville.

Jyoti me conduit sur une place que je connais.

Le temple est rarement ouvert. Mais on peut tenter sa chance pour une puja le matin ou le soir vers six heures.

Une association s'occupe de restaurer le temple. L'intérieur est en mauvais état.

Samedi, une journée est destinée à collecter des fonds.


Deux Népalais nous quittent.

J'échange avec Jyoti nos coordonnées. Il habite dans le quartier à Eko Bahal. Il me propose de venir samedi à Thamel pour le départ d'une procession à 7h30 du matin.

Comme je ne comprends pas le lieu exact du rendez-vous, je lui demande de me préciser cela par internet.

Nous nous séparons et je continue ma promenade vers Jaisideval. 

  

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 11:56, le 26/08/2011 dans G43. A YENGAL (Katmandou)., Katmandou
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