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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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KATMANDOU en FETE (23.08.2011).

 

KATMANDOU en FÊTE

 

 

 

 

1

 

 

 

Un matin, j'arrive à Katmandou un dimanche de fête.

Les fanfares parcourent le centre historique dans tous les sens.
Durbar Square et Basantpur regorgent de monde.
Les gens s'entassent sur les gradins d'une dizaine de temples pyramides pour assister aux spectacles de danses et aux concerts.

Ils se déroulent en fin d'après-midi et en soirée.


Je suis content de retrouver Katmandou.

Le contraste est frappant avec Darjeeling, où j'ai séjourné trois semaines. 
A Katmandou, circulation et pollution ne se sont guère améliorées depuis deux ans...

 

Ce 14 août 2011, c'est GAÏ JATRA.

Ceux qui ont perdu un proche dans l'année peuvent participer à la procession de la vache.

En cas de perte d'un enfant, ils défilent déguisés en vache dans la rue.

En cas de perte d'un adulte, sa famille porte sur un brancard une pyramide de bambou, avec la photo du mort.

La vache sacrée (gaï) conduit les fidèles au paradis. 

 

 


2

 

 

FÊTE DE LA NAISSANCE DE KRISHNA  

 (22 août 2011).

 

 

 

Un dimanche matin vers 7h, je décide d'aller à Durbar Square.

Surprise ! Une file indienne de femmes et de jeunes filles commence sur la place de Basantapur et avance lentement vers l'autre place sur 150 mètres.

Elles portent des offrandes au temple de Krishna : une plume de paon et une coupe contenant fleurs et fruits.

Dans le cortège, hommes et garçons sont absents.

 

Les membres du service de sécurité ont peu de travail.

Disciplinées, les femmes avancent paisiblement.

Les policiers en treillis léopard bleuté regardent nonchalamment cette file d'attente civilisée.

 

Je me poste en face du temple octogonal de Krishna.

Une jeune femme m'apprend que c'est Krishna Astami.

Ce 22 août 2011, l'on fête le jour anniversaire de Krishna. Femmes et jeunes filles sont concernées. Elles jeûnent jusqu'au coucher du soleil.

Dans la journée, des danses sont prévues.

Cette fête est la plus belle à Patan, où le temple de Krishna est très célèbre.

 

Les femmes montent l'escalier du temple de Krishna, touchent des reliques, remettent des offrandes, redescendent sur le côté par un autre escalier.

Elles se recueillent face à un petit oratoire, prient pour Krishna.

Des prêtres hindous leur donnent la bénédiction, avant qu'elles ne poursuivent leur parcours vers la grande statue de Kalo Bhairava.

 

Un ou deux sadhus, déguisés magnifiquement en sadhus, tentent d'attirer mon attention. Je n'ai que faire de ces arbres de Noël ambulants...

Quelques mendiants, assis sur la trajectoire des fidèles, attendent des dons : poignées de riz, dons en nature, argent.

 

De nouveau, j'ai des soucis avec l'Éos.

La plupart de mes tentatives de photos échouent...

Je retourne donc vers Freak street, pour un petit-déjeuner. N'étant ni hindouiste, ni femme, je n'ai nulle raison de jeûner aujourd'hui.

 

Dans l'après-midi, je m'installe au sommet du temple de Shiva pour écrire. J'y suis à la fois tranquille et sollicité.

Un marchand de thé, un mendiant, puis un vendeur de friandises me tirent de mes notes.

 

Un étudiant de 19 ans m'aborde timidement.

De sa banlieue, il a mis 45 minutes pour marcher jusqu'au coeur historique et religieux de Katmandou. Les minibus surchargés ne lui plaisent guère.

Il confirme les renseignements de la jeune femme sur cette journée commémorant l'anniversaire de Krishna.

 

Malicieux, il précise qu'en prévision de cette journée de jeûn, les femmes mangent davantage les jours précédents !

Dimanche prochain, la fête de Teej honorera Shiva et Parvati. Il tente de m'expliquer cette fête.

 

Un appel téléphonique d'un ami sur son mobile interrompe notre conversation.

Peut-il rejoindre son ami ?

Je regagne ensuite ma chambre, tape les textes du jour sur ordinateur.

Après vérification, Teej aura lieu le 31 août. Ce ne sera pas un dimanche, mais un mercredi. 

 

 

 

3

 

 

FÊTE DE TEEJ

(31 août 2011).



Teej fête Shiva et Parvati, célèbre leur bonheur conjugal.

Les femmes prient pour le bonheur de leur foyer, le bien être de leur mari et la purification de leur propre corps et âme.

Elles doivent jeûner toute la journée. Mais des agapes ont lieu la veille, sous de vastes chapiteaux !

 

Après un thé et des beignets sur Basantapur, je vais à Durbar Square.

La foule est dense, il n'est pourtant que 7h30.

Les gens s'asseyent sur les terrasses des temples, en commençant par le haut.

Les saris rouges de cérémonie des femmes dominent.

Tous attendent passivement.

 

Je préfère aller voir vers Makan Tole.

Je m'attarde au temple de Machendranath.

Les femmes montent les marches, font le tour en offrant de l'encens, des bougies, une coupelle d'offrandes ou de l'argent.

 

Les cloches ne cessent de sonner.

A la périphérie intérieure et extérieure du temple, des prêtres attendent les fidèles. Elles s'assoient, reçoivent une bénédiction, sont marquées au front d'un point rouge.

 

L'encens et les lampes dégagent des volutes de fumée, les doigts se tendent vers les flammes.

Les timbres variés des cloches sonnent à la volée du grave à l'aigu. Certaines femmes s'amusent à carillonner !

Un prêtre ouvre le temple, bénit à la chaîne les femmes qui défilent.

Des policières en combinaison bleutée guident le flux, n'hésitent pas à intervenir. Pourtant tous sont calmes, recueillis, malgré la ferveur générale. La prévention est active...

 

Je me poste devant un autel.

Que fait cette femme, qui stationne depuis longtemps ?

Elle récupère les pièces, déposées peu à peu. Les ramassant quelques secondes après chaque offrande... Un vrai lézard.

 

Le reste de la matinée, je m'enferme en cyberboutique pour écrire.

Je reviens sur Durbar Square en début d'après-midi.

Devant le temple de Shiva et Parvati, de petits groupes mettent de l'animation. Ils jouent de la musique, dansent, battent des mains et chantent. Les danseurs sont surtout des femmes, dans leur plus belle tenue, qui s'encouragent à la danse.

 

Il fait très chaud. Et les danses durent peu.

Après un démarrage rapide, la danse s'arrête avant les chants.

Il n'y a pas de transes, d'envolées lyriques.

Je traverse plusieurs fois les deux esplanades. La retenue est générale, parmi les danseurs comme parmi les spectateurs.

Le poste de police est stratégiquement placé au coeur des deux esplanades... 

 

En face, on a installé une grande tente pour distribuer de l'eau potable aux assoiffés. On peut s'y asseoir à l'ombre, à l'écart de la cohue.

Plus loin, une tente abrite un autre stand de distribution d'eau et un coin infirmerie. Une civière y entre, portant une femme évanouie.

 

Assis sur le trottoir, des prêtres continuent à donner leur bénédiction aux fidèles. L'humeur est souvent cordiale avec les femmes, malgré la chaleur.

Difficile d'aller et venir, la foule est compacte.

Le temps vire à l'orage.

 

Retour au temple de Shiva et Parvati.

Trois groupes de danseurs, chanteurs et musiciens s'activent toujours.

Sur la tête des deux lions de pierre, des gamins se perchent, pour mieux voir. Je m'intéresse autant aux danseurs qu'aux spectateurs.

Mais des gouttes m'alertent.

Je range l'appareil photo et file vers ma chambre.

J'échappe de justesse à un orage violent.  


 

A SUIVRE...

 

Lionel Bonhouvrier. 



Publié à 17:40, le 24/08/2011 dans G42. KATMANDOU en FETE, Katmandou
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