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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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VIEUX QUARTIERS de KATMANDOU (23.08.2011).

 

VIEUX QUARTIERS 

DE

KATMANDOU

 

 

 

Je loge au sud de Durbar Square, en plein centre historique, dans le vieux quartier newar de la ville.

Dès que je franchis une avenue, je rebrousse chemin.

La circulation, le bruit et la pollution me font fuir.

Je préfère les villages agglomérés, les ruelles organiques, débouchant sur des places inattendues.

La vie populaire y est à la fois publique et secrète.

 

 

1



J'aime prendre mon petit-déjeuner sur une chouette place de marc
hé : à Lagan Chowk. Un thé et des beignets font l'affaire.

Après quelques jours, j'y viens photographier marchands de fruits et de légumes et leurs clients.

La journée est ensoleillée, idéale.

 

Chapeaux, parapluies ou coiffures improvisées protègent du soleil.

Sur le pavé, une bâche en plastique isole la marchandise, étalée autour des marchands. Ils s'asseyent sur la bâche ou sur un cageot de plastique retourné, plus confortable.

Deux vendeuses se dissimulent sous leur parapluie, quand elles me voient venir. La plupart restent impassibles, attentives à leur commerce. D'autres me sourient, s'amusent de mes précautions de Sioux.

 

Un vieil homme, la tête couverte d'une chaussette géante, semble à des années lumière du marché.

Assis à terre, le dos très droit, il trône au milieu de ses légumes comme au seuil d'une grotte himalayenne.

 

On discute surtout à ras de terre, les clients s'accroupissent.

Je fais de même, attendant le moment de prendre une photo.

Mais après une vingtaine de minutes, mon Éos refuse de fonctionner. Je le range dans mon sac à dos.

Que faire ? Serais-je l'esclave d'un boîtier à reproduire le réel ?

Et je continue ma promenade.

 

 

2

 

 

Au sud de Lagan Chowk, je découvre par hasard plusieurs places de tailles différentes.

J'y reviens le lendemain, mais il pleut. J'utilise un petit Ixus, rapidement rangé dans sa housse.

Une vaste place carrée possède un grand stupa central blanc, posé sur une couronne de lotus rose.

Des sculptures de pierre bouddhistes, posées sur un yoni, sont alignées sur une grande partie de la place. Ils voisinent avec de petits stupas de pierre.

Des motos sont garées ça et là. 

 

Entre les bandes d'enfants mobiles, les mères de famille sur les seuils et des jeunes gens appuyés aux murs, la vie ne manque pas.

Des gamins dépenaillés s'abritent sous une cabane de fortune, constituée de bouts de carton posés sur une clôture...

Je discute avec eux et j'admire la vivacité de ces Robinsons. Ils grimpent sur un petit stupa, se blottissent dans leur cabane, repartent en vadrouille.

 

Aux alentours, je déniche d'autres places, souvent vides. La pluie persistante décourage les flâneurs.

Par un passage sous deux maisons successives, traversant deux courettes, je débouche sur la cabane des galopins.

Cette fois, mes Robinsons réclament une photo et je m'exécute. 

 

 

3

 

 

A l'est de Lagan Chowk, une cour intérieure contient temple, stupa et enclos de sculptures bouddhistes.

Un vieil homme regarde, songeur, mes allées et venues entre les sculptures de bois, les dragons métalliques et les Bouddhas assis en tailleur.

Toute la façade d'un immeuble est tapissée de linge multicolore séchant aux fenêtres et sur des rambardes.

 

Je continue sur Bhote Bahal.

Des travaux de réfection d'une maison encombrent une ruelle.

Plus loin, des garcons tapent dans un ballon de foot dégonflé.

Le "floc" du shoot n'est guère réjouissant, mais vaut mieux qu'une absence de ballon.

 

La rue serpente ensuite en pente douce.

Toutes les boutiques sont ouvertes et je calme les gargouillis de mon estomac en repérant beignets et autres comestibles.

Deux jeunes femmes lavent une pile respectable de linge devant leur seuil. Il y a du boulot...

 

Un escalier descend dans une fosse protégée par des murs.

Elle est ombragée par de beaux arbres, dont l'un sert d'oratoire.

Des vapeurs d'encens frolent les sculptures hindoues de Ganesh et de Shiva, peintes en rouge.

Des femmes viennent se recueillir quelques minutes. L'endroit est frais, très agréable.

Mais il n'y a aucun siège où s'asseoir.

La carte mémoire de mon Canon me refuse tout service. Je le range dans mon sac, décidé à ne plus le sortir. 

 

Un peu plus bas, une place est construite en surplomb d'un carrefour de la route. Quelques hommes discutent à l'ombre des maisons.

Une commerçante sort de sa boutique, tente une causerie.

Après quelques phrases, je descends jusqu'à une route plus large qui annonce les quartiers récents de la ville. En arrière toute !

 

Et je remonte Bhote Bahal, m'enfonçant au hasard de l'inspiration dans le labyrinthe des vieux quartiers, faits pour l'homme.

 


4

 

 

Vers l'est, je marche souvent vers la tour de Bhimsen, le quartier de la poste principale, par des chemins de vadrouille.

Par Pako et Khichapokhari, les enclos avec oratoires bouddhistes et hindouistes créent des placettes. On les rencontre constamment.

S'enfoncer dans les ruelles à l'aventure est un plaisir.

 

Sur l'avenue, un supermarché occupe un immeuble au fond d'une place. Au milieu de la place trône un grand stupa.

Le face à face des deux mondes est immédiat.

Depuis les balustrades, les clients du supermarché peuvent plonger le regard vers les degrés du temple. Amusé, je fais signe à deux clients rêveurs, qui me répondent.

 

Sous le porche, deux vieilles femmes assises conversent avec une femme, donnent un bonbon à sa fille.

L'axe principal manque de sérénité, à cause de la circulation.

Garder le nez levé n'est pas le meilleur moyen pour se garder des engins motorisés...

 

 

5

 

 

Vers l'ouest, traverser Ombhal permet de surprendre une vie de quartier très riche, colorée, populaire.

Les placettes avec un puits central de pierre, les vieilles maisons de briques rouges. Je me crois soudain en Italie !

Murs fissurés, herbes folles, pavés noircis et humides de mousse, me réjouissent. Comme Sienne, Assise ou Padoue dans les années 1980.

En 2011, la spéculation et l'argent du tourisme de masse les ont privées de leur population modeste.

Un avenir aseptisé de musée les menace.

 

A Katmandou, le peuple habite les vieux quartiers.

Temples et oratoires fourmillent à la gloire de Bouddha, Shiva ou Vishnou. L'escalier des temples de briques est encadré de griffons de bronze ou de lions de pierre.

Les portes de bois sculpté sont souvent abîmées. Au fronton, un grand panneau de bois est sculpté de motifs religieux. 


La vie est partout.
Une place est déserte. Je me crois seul dans cet univers de briques roses, de sculptures de pierre, de bois sculpté en façade d'un temple. 
Mais soudain sept personnes sortent de trois portes différentes, disparaissent par l'entrée principale.

 

Le quartier de Yengal est comparable à Ombhal en variété urbaine.

Les découvertes n'y manquent pas.

Dans une courette, des récipients de toutes formes, de toutes couleurs, sont alignés en zigzag sur une quinzaine de mètres ! Femmes et fillettes attendent de les remplir d'eau.

Par mimiques, j'exprime ma surprise et mes encouragements, ce qui les fait rire.

 

Voir A YENGAL, pour d'autres rencontres. 

 

 

6

 

 

De Yengal, je déambule dans Majipat, coupe à travers un pâté de maisons, débouche sur Jaisideval.

M'éloignant de Lagan Chowk, je m'arrête pour contempler quelques façades curieuses. Un mendiant s'accroche aussitot à mes basques.

A deux pas, des bouchers à la découpe attirent quelques chiens.

Une benne à ordures, poussée lentement, rivalise en puanteur avec la viande, travaillée au coutelas.

Il est temps de circuler !

 

Au bout de la rue, j'arrive à la grande place de Jaisideval, occupée par un temple pyramide à triple toits.

Seul, on le remarque mieux que ceux de Durbar Square.

Les deux esplanades comptent une vingtaine de temples pyramides à double ou triple toits... C'est l'ensemble urbain qui s'avère exceptionnel.

 

Je grimpe au sommet. Ce plaisir est toujours récompensé.

Deux mendiants font la sieste à l'ombre de la galerie. Trois jeunes filles discutent avec animation. On ne voit pas la rivière de ce poste d'observation. Tout juste une ruelle, qui dégringole vers la Vishnumati.

 

Aux alentours, je trouve dans une cour un temple jaune. Cette couleur originale me plaît.

Odeur de fumier... À droite, une étable abrite une vache qui sort son museau de temps en temps !

À gauche, près d'un arbre chargé de gros fruits verts arrondis, un homme égrène un épis de maïs pour deux chevrettes.

Je discute avec l'homme, puis une jeune fille. Elle ne connaît pas le nom de l'arbre en anglais. Ses fruits gros comme des melons sont murs en décembre.        

 

Par Chikanmugal, on rejoint en ligne droite Durbar Square.

Mais je m'enfonce sur les côtés par des passages sous les maisons.

On découvre sans cesse places au pavement de briques, oratoires, temples, cours intérieures, stupas sculptés...

Chikamugal conserve plusieurs belles maisons de bois sculptées.

Cela donne une idée de l'ancien Katmandou. Avant que les incendies ne détruisent la plupart d'entre elles.

 

Sur une place à droite, un temple est précédé par un grand Garuda.

Deux garçons viennent tester leur anglais. L'un d'eux m'affirme apprendre le japonais à l'école.

-"Peux-tu me dire une phrase en japonais ?"

Sa réponse se réduit à un vagissement peu concluant.

Cela fait rire un des deux jeunes hommes, venus jouer aux échecs sur le sol après mon arrivée. 

 

A proximité de Durbar Square, je m'assieds au pied d'un temple, profitant du petit marché et du farniente collectif.

Les toits des temples rebiquent vers le ciel aux quatre coins. 

J'engage la discussion avec deux enfants de six ou sept ans.

J'en photographie un... Peu à peu, d'autres arrivent. Me voilà portraitiste, flashant la marmaille dans l'humeur la meilleure.

Les mères commentent mon travail en hôchant de la tête...

Je ne suis pas dupe. Leur amour de mères parle en ma faveur.

 

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 04:39, le 23/08/2011 dans G41. VIEUX QUARTIERS de KATMANDOU, Katmandou
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