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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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Le QUARTIER des POTIERS (BHAKTAPUR (25.07.09)).

 

Le QUARTIER des POTIERS

de BHAKTAPUR

 

 

 

 

Écrire sur le quartier des Potiers de Bhaktapur, c'est parler de ma vie quotidienne depuis plus de cinq jours.

Au réveil, vers 5h, je monte sur le toit terrasse de ma guesthouse avec un Canon.

Je suis accueilli par le croassement rauque des corneilles :

-"Vingt deux ! V`la un bidèpe ! Sauve qui peut !"

Et une demi douzaine de ces volatiles me tirent lourdement leur révérence.

 

Le plus souvent, le ciel est nuageux, voire bouché...

Je n'ai pris de belles photos de soleil levant que le lendemain matin de mon arrivée.

Toute la voûte céleste était dégagée. Vers le nord-est, les chaînes himalayennes se sont peu à peu éclaircies. Magnifique !

La veille au soir, la mousson avait déclenché un déluge, qui s'est poursuivi une partie de la nuit.

Au matin, l'atmosphère était d'une rare pureté...

 

Sur les toits terrasses environnants, des femmes apparaissent.

Elles allument un autel, cueillent des fleurs au sommet de longues tiges, pour les offrandes.

D'autres emportent le linge sec ou se lavent à l'aide d'une bassine.

Un homme ou une femme distribuent du riz, qui attire un nuage de pigeons.

 

Selon l'état du ciel, je reste sur la terrasse dix minutes, ou plus de deux heures.

Un matin, j'y monte la chaise de ma chambre.

J'y gagne en discrétion, car on me voit difficilement assis, en grande partie caché par le muret.

En confort aussi, pour de longues stations.

Grâce à une relative fraîcheur, j'y écris plus agréablement qu'entre les murs de ma chambre.

 

Un matin, peu après 6h30, une musique de fanfare et des chants me supprennent.

Cette procession musicale passe dans la quartier, de cour en cour, et s'arrête devant les chapelles et les offertoires.

Du toit de la guesthouse, j'ai une vue plongeante sur une cour de ce type. Cela se répète chaque matin.

 

Dans la journée, puis les jours suivants, je ne cesse de croiser ces défilés musicaux dans le quartier des Potiers.

Les musiciens ouvrent la marche. Honneur à la clarinette et aux trompettes ! Suivent les tambours, les cymbales, les callebasses.

Une vingtaine de marcheurs anonymes, souvent des jeunes gens à la mine sérieuse, ferment la petite procession.

 

Avant de descendre de ce perchoir, imaginez un chat noir, qui déambule avec élégance et souplesse de toit en toit.

Je l'observe deux matins de suite, fort intéressé par des poulaillers, nichés sur certaines terrasses.

Un miaulement expressif exprime un espoir déçu, les pigeons réagissent vite...

 

Depuis la première nuit, je connaissais l'existence de cette basse-cour haut perchée.

A quelques mètres de ma fenêtre, un coq détraqué par l'altitude chante un pseudo lever de soleil à toute heure de la nuit !

 

Place des Potiers, où j'ai passé bien des heures, on apprend beaucoup, lorsqu'on s'offre le luxe de l'oisiveté.

Au centre, un autel construit sur une dalle.

Côté sud, un petit temple, où entrent une majorité de femmes, imitées par les enfants.

 

Sur deux côtés, des galeries ouvertes, sortes de loggias, sont très utiles.

Elles servent d'entrepôt et de séchoir pour les poteries fraîchement sorties de l'atelier.

En cette période de festivals d`été, les galeries accueillent les musiciens chanteurs, pour des sessions tintinnabulantes.

Coups de cymbales obligent, celles-ci évoquent les cris de gosier des corneilles...

A toute époque, les galeries permettent de se réunir à l'abris, pour converser entre amis.

 

Bhaktapur me rappelle souvent Sienne, quand j'y errais des journées entières il y a une vingtaine d'années (je dormais dans un fourré avant de vagabonder dès l'aube).

Comme à Sienne, la vie de quartier est palpable à Bhaktapur.

Les nombreuses places possèdent un puits et un autel, on y débouche par un discret passage sous une maison (gare à sa tête !).

Avec ses fêtes, réunions et palâbres, chaque quartier est vivace.

 

Les jeunes hommes se réfugient dans une dhaba ou un café pour y fumer discrètement, à la sauvette...

Beaucoup d'hommes y lisent le journal en buvant un thé.

Parfois quelques joueurs se groupent autour d'un échiquier ou d'un jeu de cartes.

 

Sur la place des Potiers, sur comme sur beaucoup d'autres places du quartier, des gerbes de paille sont répandues auprès des autels.

Des femmes déposent sur le sol  ou de grands tissus des dizaines de pots, qui donnent une géométrie de couleurs et des dessins inattendus.

Des chiens flânent près des poteries, mais on s'en méfie...

 

Je photographie parfois un chien, des vieillards chapeautés et silencieux, deux vieilles femmes en conciliabule, un défilé de musiciens que la brise emporte, un potier actionnant sa grande roue, des femmes s'occupant d'un temple ou d'un autel...

 

Mais je photographie avec une joie inépuisable les enfants.

De tous âges, garçons et filles, jouant seul aux osselets, ou en groupe à cloche pieds, poussant un pneu avec un bâton, essayant le coup des "Ten roupies !", venus m'observer avec une curiosité visible, touchant les poils de mon bras d'un air méditatif, riant quand je leur montre les photos, disparaissant aussitôt vers de nouveaux jeux...

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 11:54, le 25/07/2009 dans D4. QUARTIER des POTIERS de BHAKTAPUR, Bhaktapur
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