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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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REGGAE de BHAKTAPUR (Poème) (25.07.09).

 

REGGAE DE BHAKTAPUR

(Poème)

 

 

 

 

 

Sur le toit d'un hôtel

à cinq heures du matin

de la plus haute terrasse

d'un temple de Bhaktapur

 

je chante l'air qui vibre

le rythme qui prend corps

les cris du nouveau né

la joie toujours nouvelle

 

je hante cet espace

ouvert sur l'univers

qui donne la cadence

à mes années d'errance

 

j'offre plus de vingt ans

en holocauste d'adieu

que cette vie m'appartienne

la liberté m'appelle

 

Ce chant est un reggae

je le fredonne dans l'ombre

en berceuse, subtil

comme une lumière de style

 

 

Lionel  Bonhouvrier.



Publié à 11:55, le 25/07/2009 dans D2. FESTIVAL a BHAKTAPUR, Bhaktapur
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FESTIVAL A BHAKTAPUR (21 juillet 2009).

  

FESTIVAL À BHAKTAPUR 

 

 

 

En déambulant au hasard au nord de Durbar Square, je tombe sur une fête, qui ouvre la période des festivals à Bhaktapur.

Il s'agit du festival Ghantamangal, qui a lieu chaque année en juillet à une date variable.

 

J'avais vu dans la matinée des fagots de paille, formant des croix, posés au milieu de plusieurs rues.

A quoi pouvaient-ils servir ?

La réponse m'est donnée en fin d'après-midi, quand je repère un grand attroupement populaire. Cris, musiques et chants m'attirent.

 

Un feu grandit peu à peu au milieu de la rue. La fumée épaissit...

Que se passe-t-il ?

Un groupe d'enfants hyperexcités hurle, en brandissant un faisceau de paille.

Des gamins allument leur faisceau au feu, imitant quelques adultes.

Serait-ce un autodafé ?

 

Je prends des photos en attendant d'y comprendre quelque chose.

Les habitants sont sur le pas de leur porte, à leur fenêtre, assis sur les trottoirs.

D'autres participent, chacun à sa manière.

La fumée  et son odeur âcre envahissent la rue, beaucoup de femmes toussent, récupèrent un enfant en fuite.

Des danseurs gesticulent, pantins désarticulés qu'un démon manipule.

La musique et les cris de raliement redoublent, un cortège se forme, qui démarre dans un joyeux désordre.

 

Après quelques photos de badauds, je suis la foule, sans me presser.

Je veux photographier les gens, tout sourire, qui discutent en famille ou entre amis, grâce au cortège braillard, dansant et pyromane.

La rue descend jusqu'à une porte au nord de la ville. C'est la première fois que je viens dans ce quartier.


Ensuite, le cortège empreinte la route de Katmandou.

La foule est de plus en plus nombreuse. Comme moi, les passants prennent la suite de la procession carnavalesque.

Après dix minutes de marche, arrêt à la lisière de la campagne.

 L'épouvantail au visage grotesque, composé de fagots de paille,  est totalement brûlé.

 

Plus tard, je comprendrai qu'il fallait arriver jusqu'aux rizières, qui doivent être protégées du démon Ghantamangal et des insectes.

Pendant la crémation, je vois mieux les musiciens, leurs tambour, cymbales et autres percussions.

 

Retour vers la ville.

Je photographie tranquillement danseurs et musiciens, au milieu des klaxons de camions, de leurs bouffées de gazoil et de nuages de poussière.

Peu à peu, les gens se dispersent.

Le groupe, réduit à une vingtaine de personnes, revient finalement à son point de départ.

En fait, de nombreux défilés sillonnent au même moment Bhaktapur, et j'en verrai d'autres jusqu'à 22 h.

 

 Abandonnant ce cortège, je remonte la rue et rejoins un autre groupe en formation.

Posté à dix mètres, je regarde les préparatifs.

Mais un garconnet se plante devant moi et réclame une photo. Je lui offre ce plaisir.

Du coup, deux fillettes s'approchent. Autres séances photos...

 

La plus grande a neuf ans, converse en anglais avec une aisance étonnante.

L'autre fillette, six ans, est son amie la plus proche.

Le garçonnet a également six ans. Tous deux sont trop jeunes pour parler anglais.

 

Le groupe s'ébranle et descend la rue.

Les porteurs de torches crient, courent et chantent.

La fillette de six ans se frotte les yeux, car l'épaisse fumée est irritante.

Cette fois je reste sur place.

 

 

Nous nous asseyons sur le trottoir pour discuter plus à l'aise.

Ma copine, douée en anglais, m'apprend que c'est le festival Ghantamangal.

Les gens veulent brûler le démon Ghantamangal (le mannequin grimaçant) pour se protéger contre ses mauvaises actions.

 

Je vois bien Gantamangal, son visage circulaire blanc.

Il possède une belle moustache et une grande bouche rouge. Des branches couvertes de feuilles lui servent de couvre-chef.

Son corps d'épouvantail est grossièrement composé de paille.

 

 

 

 

Mon amie linguiste s'intéresse à mon guide du Népal, notamment aux cartes. 

Je lui apprends à photographier avec l'EOS.

D'abord intimidée par son poids et sa taille, elle s'en tire plutôt bien.  

La quatrième photo est nette.

Du coup, elle veut me prendre en photo. C'est une réussite !

Depuis plus de deux semaines de voyage, c'est le premier cliché que l'on prend de moi.

 

Je fais connaissance avec sa grand-mère, une amie de sa mère, etc.

Mais la nuit est déjà noire, je quitte tout le monde, en quête d'un dîner, en plein air, place Nyatapola.

 

Le lendemain, deux sources complètent ces connaissances succintes sur le festival.

Le fils de mon logeur m`apprend que "Ghantamangal" marque le début de la saison des festivals.

Ensuite, ils se succèdent toutes les deux semaines en moyenne.

 

Trois employés d'un restaurant se concertent pour me renseigner davantage.

Fin juin-début juillet, on plante le riz.

Le démon Ghantamangal arrive pour détruire les rizières...

Pour s'en protéger, les habitants construisent un mannequin en paille de Ghantamangal. Puis ils le brûlent symboliquement.

Le démon, les moustiques et autres insectes sont neutralisés.

Cela garantit de bonnes récoltes.

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 12:52, le 21/07/2009 dans D2. FESTIVAL a BHAKTAPUR, Bhaktapur
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