HiStOiReS NePaLaiSeS
VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Mes amis

La carte des lieux visités



«  Janvier 2018  »
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031 

Rubriques

A. SUNAULI, FRONTIERE INDE.NEPAL
B1. LUMBINI 1, ou la NAISSANCE du BOUDDHA
B2. LUMBINI 2, NOUVEAU CENTRE de PELERINAGE INTERNATIONAL
B3. Les VILLAGEOIS de LUMBINI
C1. A KATMANDOU (poeme).
C2. RV a DURBAR SQUARE (nouvelle).
C3. VISHNUMATI, RIVIERE de KATMANDOU
D1. HARCELEMENT a BHAKTAPUR
D2. FESTIVAL a BHAKTAPUR
D3. TRAVAIL des POTIERS de BHAKTAPUR
D4. QUARTIER des POTIERS de BHAKTAPUR
D5. REGGAE de BHAKTAPUR (poeme)
D6. PRAJAPATI, vous avez dit POTIER
D7. AVIS de PILLAGE
E1. PASHUPATINATH, la SHIVAITE
E2. La BAGMATI a PASHUPATINATH
E3. CREMATION a PASHUPATINATH
E4. PASHUPATINATH et la LUMIERE
F1. HOMMAGE aux TONGS
F2. Une PIERRE pour la ROUTE
G1. MOTARDS de KATMANDOU
G2. VOCATION (poeme).
G3. KATMANDOU S.EVEILLE
G41. VIEUX QUARTIERS de KATMANDOU
G42. KATMANDOU en FETE
G43. A YENGAL (Katmandou).
G44. DE MAKAN TOLE A THAMEL (Katmandou)
G5. QUINZE ANNEES a VENIR (poeme)
G6. MANIF pour le DROIT des FEMMES (Katmandou)
G70. Une RUSSE au NEPAL
G71. SWAYAMBHUNATH, ou de la LIBERTE
G72. Le SAGE de SWAYAMBHUNATH
G73. PETIT TOUR a LALITPUR
G81. ENTRAILLES de KATMANDOU (poeme)
G82. PROSES de KATMANDOU
G9. Et JE DANSE (Katmandou)
H. SEISME a KATMANDOU
I. BUS de NUIT
J1. GROUPE de CHANT (Katmandou)
J2. GROUPE de CHANT.2 (Katmandou)
K. DEJEUNER PHILO SOPHIQUE (Katmandou)
L1. FACES CACHEES de la LUNE (Epitres)
L2. L ESPRIT de FUITE
M1. MICROPROCESSEUR (poeme)
M20. QUI SUIS JE (poeme)
M21. OU L ON BRULE (poeme)
M22. SAMOURAI (poeme)
M23. SONNET en LIBERTE (poeme)
M30. JOUEUR D HARMO NIUM (poeme)
M31. CHAMPS D EXCLA MATION (BREVIAIRE pour la ROUTE)
M40. HOLOCAUSTE (Poeme)
M41. BILLY THE KID (poeme)
M42. PHYSIQUE du SEISME (poeme)
M43. La PESANTEUR et la GRACE (poeme)
M44. L IMPOSSIBLE est mon DESTIN (poeme)
M45. Dans le FEU du JOUR (poeme)
M46. POUR ELLE (poeme)
N. DANSE des BAMBOUS (derviches de Katmandou
O. KATMANDOU FREAK STREET (nouvelle)
P1. HOMMAGE au TIBET (poeme)
P2. ARCHE D ALLIANCE (poeme)
P3. VITA NOVA (poemes)

Sites favoris

http://inde.uniterre.com
http://inde2.uniterre.com
http://inde3.uniterre.com
http://bouddha.uniterre.com
http://sikh.uniterre.com
http://bonomali.uniterre.com
http://route-des-indes.blogspot.com
http://nepalaises.blogspot.com
http://bouddhique.blogspot.com
http://jainiste.blogspot.com
http://hindouistes.blogspot.com
http://durajasthan.blogspot.com
http://gujarates.blogspot.com
http://hindou.uniterre.com
http://darjeeling.uniterre.com
http://jain.uniterre.com
http://vagabonder.uniterre.com
http://georgia.uniterre.com

Newsletter

Saisissez votre adresse email

SUNAULI : FRONTIERE INDE-NEPAL (juillet 2009).

 

 

SUNAULI :

FRONTIÈRE : INDE-NÉPAL

 

 


 


Avec Jean-Pierre, un Français avec qui j'ai visité Kushinagar, nous prenons à 6h du matin une jeep collective pour Gorakhpur (durée : 1h15).

Après un thé dans une gargote de Gorakhpur, un bus nous mène en trois heures à la frontière indo-népalaise, à Sunauli.

 

 

Vers 10h30, le bus nous dépose près de la frontière.

Il faut continuer à pied dans la boue, en zigzagant entre les nombreux camions, qui provoquent un embouteillage.

Au bureau indien de l'immigration, l'accueil est cordial. Le préposé nous remet un imprimé à remplir. Notre passeport est tamponné.

Le visa d'un mois au Népal coûte 40 dollars. Il nous indique le bureau de change, situé côté indien, à deux pas.

 

 

Pour le change, j'ai besoin de 40 dollars et de roupies népalaises. Jean-Pierre ne possède que 30 dollars, il lui faut donc 10 dollars.

Mais l'agent embrouille tout à plaisir. Contre 40 dollars, il prend mes 1300 roupies indiennes, demande de compléter en euros, tout en me vendant des roupies népalaises.

Tout cela à l'oral, dans un anglais peu compréhensible.

Et il mélange les opérations entre Jean-Pierre et moi...

Je n'y comprends rien !

Après dix minutes, dépensées en pure perte, je ne supporte plus cet enfumage. J'exige de séparer les besoins de chacun de nous. Ainsi que du papier et un stylo pour écrire les opérations successives.

 

Un autre agent arrive avec une calculette.

Il me remet papier et stylo, et j'écris chaque opération en prenant l'euro comme référence.

Joe l'Embrouille veut intervenir, mais je l'ignore pour continuer avec son collègue.

Nous dépendons d'eux pour le cours de la roupie népalaise (selon eux, 96 Rs pour un euro), mais aussi pour le cours du dollar...

Ayant fini mes calculs, je constate que Jean-Pierre, dont la patience a été mise à rude épreuve, est parvenu à ne pas taper sur Joe l'Embrouille, pour lui reconnecter les neurones...

 

 

Le préposé de l'immigration nous indique qu'il faudra prendre un rickshaw pour Bhairava quand nous aurons notre visa (40 à 50 Rs).

Nous franchissons la frontière à pied en pataugeant dans la boue, serait-ce symbolique ?

Dans un office du tourisme népalais, j'achète une belle carte du Népal (15 Rs).

 

 

A côté, c'est l'office de l'immigration du Népal.

Nous y remplissons deux imprimés, que je remets avec mon passeport, 40 dollars et une photo.

Mon dossier tourne alors aux mains de trois fonctionnaires, avec une sage lenteur...

-"Quel crétin ! Je dois retourner pour changer ce billet !", s'exclame Jean-Pierre. Joe l'Embrouille lui a fourgué deux billets de 5 dollars. Déchiré, un billet est refusé par un fonctionnaire.

Quel as, ce Joe l'Embrouille !

 

 

En attendant Jean-Pierre, j'écris dans mon cahier, photographie l'office et je me rafraîchis à une pompe à eau.

Un employé me montre un grand registre. Résigné, je remplis ce livre ouvert pour l'épidémie de grippe H1-N1...

 

 

Jean-Pierre revient en râlant. Joe l'Embrouille ne voulait pas échanger le billet déchiré ! Il a failli l'étrangler...

Heureusement, son collègue est intervenu pour régler ce différent en douceur...

Quand je lui montre le grand registre :

-"Pas question, je ne veux plus rien remplir ! J'en ai marre de tous ces papiers !"

-"Le type va t'emmerder... Il y en a pour 20 secondes, inspire-toi de ce que j'ai écrit..."

En bougonnant, Jean-Pierre s'exécute.

 

 

Plus loin, nous sommes assaillis par des conducteurs de taxis. Nous ne sommes pas aussi enchantés de leur propositions qu'ils le souhaiteraient...

Le conducteur d'un rickshaw nous annonce :

-"To Bhairawa, it's 80 Rs !"

Le double du prix annoncé au bureau de l'Inde...

Au milieu d`une cohue d'hommes et de véhicules, je trouve un bus qui va à Bhairava pour 10 Rs. Banco !

Je préviens Jean-Pierre, harcelé de toutes parts au milieu de l'embouteillage.

 

En voyant nos sacs à dos, le contrôleur grimace, prétend que je dois prendre un autre bus... Mais déjà trois personnes m'ont confirmé sa destination... Je m'obstine, persiste à vouloir entrer.

Il se résigne, montre le toit ! Monsieur le Yéti ne veut pas grimper lui-même !

Nous hissons nos sacs sur la galerie, où je les attache.

Il est 12h30, le passage de la frontière nous a pris deux heures. En réalité, les contrariétés vont se prolonger...

 

 

Le bus ne part que dix minutes plus tard.

A l'intérieur, le YETI persévère. Il veut m'obliger à bouger ma jambe... Je le rembarre séchement. Soupe au lait, le YETI hurle en népalais : "Dehors ! Vous êtes virés !" ou quelque chose du même ordre...

Jean-Pierre s'énerve, proteste, mais je lui demande de rester calme.

-"Le mieux est d'ignorer Yéti Ier, de rester à notre place, imperturbables. Il ne peut nous virer pour une raison aussi stupide !"

 

 

Très vite, le YETI nous oublie, entasse les gens dans le couloir, en les poussant comme des sacs ! Le chauffeur ne semble guère plus tendre. Une fine équipe que ces yétis népalais...

Pour les 20 Rs, j'ai donné un billet de 100, mais YETI the FIRST ne me rend pas la monnaie, malgré deux demandes précises...

 

 

A Bhairava, je descends avec soulagement.

A côté du bus, je refuse la monnaie indienne qu'il me tend, réclame 80 Rs népalaises. Deux voyageurs s'intéressent à notre match, roupies contre roupies...

Et YETI Ier me donne enfin ce qu'il nous doit...

Nous récupérons nos sacs à dos. Bon vent !

 

 

Où est le bus pour Lumbini ?

Un des voyageurs m'informe que notre bus poursuit sa route pour Lumbini. Il me conseille d'y remonter...

Il n'en est pas question ! Je suis devenu alergique aux yétis.

Il nous faut trouver un autre bus.

 

 

Une demi douzaine de conducteurs de rickshaws veulent nous embarquer, en salivant à l'avance, s'exclament :

-"There is no bus here to Lumbini ! You have to take a rickshaw !"

-" There is 5 km to go to the bus stand to Lumbini ! It is 100 Rs !".

 

 

 

Je préfère vérifier ces "informations" au guichet de la gare routière. 

La première est exacte, mais la distance est de 2 km, maximum. Le prix demandé est donc excessif.

Les rickshaws-arnaqueurs s'occupent activement de Jean-Pierre, quand je reviens. L'un baisse son prix à 80 Rs. Cela m'amuse beaucoup.

 

-"Nobody tell us a normal price ? So, we prefer to walk. Good bye, gentlemen !"

 

Rompant les débats, je file à pied, suivi de Jean-Pierre.

 

 

Quarante mètres plus loin, un rickshaw nous rattrape :

-"It's O.K for  40 Rs, sir ! Come inside !"

-"C'est le moins stupide de la bande. Le prix est correct. It's O.K, sir !"

 

Et nous grimpons dans son rickshaw, qui nous mène au bus pour Lumbini.

C'était notre passage de la frontière népalaise...

 

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 14:24, le 11/07/2009 dans A. SUNAULI, FRONTIERE INDE.NEPAL, Sunauli
Mots clefs :
Lien