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VOYAGES RÉELS et IMAGINAIRES au NÉPAL (été 2009, été et automne 2011 ).

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DANSE DES BAMBOUS (Katmandou, 25.10.2011)


DANSE

 

des

 

BAMBOUS

 

 

 

(derviches de Katmandou)



 

En hommage à Djalal-od-Din Rûmi.

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Je fais connaissance avec les derviches grâce à leur musique.

Le 13 octobre vers 7h30 du matin, je marche vers la cyberboutique de Tête de Pioche, quand une musique de fanfare m'alerte.

Je reconnais des tambours, un gong...

À une vingtaine de mètres après la cyberboutique, un attroupement me signale que je brûle.

 

 

Une potence en bois est dressée à un croisement d'Ombahal.

Des derviches en tenue sombre s'exercent à leurs pratiques d'équilibristes.

Cela exige une grande adresse, une concentration entière.

Ils jonglent avec un bambou courbe de plus de trois mètres de hauteur.

Pendant leurs exercices, la musique donne la cadence, imperturbable. Elle ne s'arrête jamais.

 

 

Leurs pratiques rappellent vaguement celles des derviches tourneurs, secte fondée par Djalal-od-Din Rûmi au XIIIème siècle.

Je les appelle donc derviches.

Comme eux, ils portent un uniforme traditionnel (pantalon et veste) et une toque sur la tête.

Ils obéissent à des rites précis.

Dès la première demie heure, leur professeur m'adopte, m'autorise à entrer dans leur périmètre intérieur pour mieux les photographier.

Les jours suivants renforcent cette confiance initiale.

 

 

J'assiste à leurs prestations des 15 et 16 octobre à Ombahal, leur quartier de ralliement.

Le 15, je reste avec eux deux heures et demie en matinée.

Le 16, je passe la journée en leur compagnie.

C'est leur fête de clôture, avec un repas en commun vers midi. Et concerts, discours et réjouissances l'après-midi.

 

 

2

 

 

Le deuxième jour, Nikesh Maharjan, une vingtaine d'années, me donne quelques informations.

Leur groupe se compose de 52 membres, aidés par d'autres personnes.

Tous les douze ans, il se réactive pour des démonstrations avec leurs mâts de bambous en musique.

Il intervient à Katmandou et dans sa vallée.

Cette session dure deux mois, de la mi-août à la mi-octobre.

 

 

Les "derviches" viennent de terminer leur prestation.

À deux pas de la première fois, sur une place d'Ombahal.

Les spectateurs n'ont pas à craindre le passage de véhicules.

Fasciné par leurs exercices de gymnastes, j'oublie souvent de photographier.

Mais je n'en ai cure.

 

 

Je préfère m'imprégner de leurs gestes lents et concentrés.

Ils utilisent la potence pour une personne, ou pour monter une pyramides de trois, quatre ou cinq membres. 

Celui qui monte au sommet est souvent un jeune homme, au costume particulier. Il porte une jupe blanche. Au dos de sa veste, une croix de David blanche le désigne facilement.

 

 

Leurs jongleries avec le long bambou m'impressionnent.

Ils le font passer derrière leur tête, derrière leur dos et devant eux.

Ils le maintiennent à la verticale, posé sur leur ceinture abdominale, sur une épaule.

Ou même posé sur leur front, leur menton ou dans leur bouche !

 

 

 

Ces exercices me passionnent.

Ils exigent un long entraînement et une concentration totale.

Lorqu'un derviche termine un exercice, il ferme les yeux, vidé de son energie et respire profondément.

Puis un sourire radieux jaillit sur son visage.

Je partage cette fatigue psychique et sa joie me transporte.

Plus question de photographie, je préfère partager leur merveilleuse pratique.

 

 

3

 

 

Au cours de la fête du dernier jour, un autre jeune, Rabin Maharjan, complète les maigres informations dont je dispose.

Les bambous sont des totems, où sont accrochès la téte de deux démons. On joue avec pour montrer qu'on ne les craint pas.

On exhibe ces bambous pour éloigner les autres démons.

On peut parler d'incantations, de magie, qui dissuadent les démons d'approcher.

L'adresse des joueurs permet de se mettre en valeur aux yeux du groupe.

 

 

Pour Rabin, les démonstrations de leur groupe racontent la vie des origines dans leur vallée.

La vallée de Katmandou était une jungle. Les animaux sauvages représentaient un danger constant.

La vallée étant inondée, il a fallu l'assécher.

La peau d'animaux tués sert à tendre les tambours.

 

 

À chaque fois, on déguise deux garçons en démons.

Ils portent une combinaison et une cagoule noires.

L'élément comique est leur langue de tissu rouge pendant de leur bouche.

 

 

Le public rit beaucoup, se moque de leurs galipettes et cabrioles.

C'est une bonne conjuration des anciennes peurs.




  A SUIVRE...

 


Lionel Bonhouvrier.


Publié à 11:20, le 24/10/2011 dans N. DANSE des BAMBOUS (derviches de Katmandou, Katmandou
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